Introduction
Le streaming ne remplace pas simplement la télévision : il la transforme. En France, le téléviseur reste le premier écran vidéo, mais il est désormais largement connecté. D’après l’Arcom, 89 % des foyers possédaient un téléviseur en 2025 et 84 % de ces téléviseurs étaient connectés à Internet. La même étude indiquait que trois quarts de la population avaient accès à une offre vidéo payante, pour un budget médian déclaré de 20 € par mois [1].
Cette situation crée un marché hybride. Le direct, le replay, la vidéo à la demande, les plateformes des chaînes et les services de streaming coexistent sur un même écran. Les utilisateurs recherchent davantage de souplesse, mais ils doivent aussi composer avec la multiplication des catalogues, des applications, des paiements et des règles de disponibilité.
À l’horizon 2027, les évolutions les plus crédibles concernent donc moins la disparition de la télévision que la simplification de son accès. Les interfaces pourraient devenir des hubs regroupant recherche, recommandation, direct, replay, abonnements et services tiers. Cette perspective reste une prévision raisonnée, et non une certitude : les droits territoriaux, les prix, la réglementation, les appareils compatibles et les stratégies des plateformes peuvent encore modifier la trajectoire.
Réponse courte : que va changer le streaming en 2027 ?
En 2027, le streaming et l’IPTV autorisée devraient évoluer vers des offres plus hybrides et plus intégrées. Les utilisateurs pourraient trouver davantage de services regroupés dans une même interface, avec des formules combinant direct, replay, vidéo à la demande, chaînes FAST et abonnements avec publicité. La recherche transversale et les recommandations assistées par l’intelligence artificielle pourraient réduire le temps passé à chercher un programme.
La qualité ne se résumera toutefois pas à la mention « 4K ». La stabilité de lecture, la latence du direct, l’adaptation au réseau, la compatibilité des codecs et la résilience de la distribution compteront au moins autant. Enfin, l’autorisation des droits, la transparence commerciale et la protection des données deviendront des critères décisifs pour distinguer un fournisseur IPTV fiable d’une offre opaque.
Faits observés et prévisions : comment lire cette analyse ?
Les faits observés correspondent à des mesures, enquêtes ou rapports publiés à une date donnée. Ils ne décrivent pas nécessairement la situation de 2027. Les signaux de marché indiquent une évolution déjà visible, mais ne prouvent pas qu’elle s’imposera partout. Les prévisions sont des scénarios construits à partir de ces éléments. Elles doivent être lues avec prudence, car elles dépendent de variables difficiles à anticiper.
| Type d’information | Ce que cela signifie | Exemple dans cet article |
|---|---|---|
| Fait observé | Une donnée publiée pour une période ou un territoire précis | La mesure française de l’équipement TV et des offres payantes en 2025 [1] |
| Signal de marché | Une pratique ou une tendance déjà visible, sans garantie de généralisation | Les bouquets regroupant plusieurs services et les offres avec publicité |
| Prévision raisonnée | Une trajectoire plausible à partir des données disponibles | Le développement d’interfaces de recherche et de facturation unifiées |
| Incertitude | Un facteur pouvant accélérer, ralentir ou modifier la tendance | Les droits sportifs, les prix, le RGPD ou la compatibilité des appareils |
Les 7 tendances du streaming et de l’IPTV en 2027
1. La télévision connectée deviendra davantage un hub de services
La consommation reste centrée sur le téléviseur, même lorsque le contenu provient d’une application ou d’une plateforme. Médiamétrie mesurait en 2025 4 h 14 de vidéo par jour. La télévision en direct représentait 61 % de ce volume, tandis que la vidéo à la demande, les plateformes des chaînes et la vidéo en ligne représentaient 39 %, contre 36 % un an plus tôt [2].
Cette évolution suggère une convergence des usages plutôt qu’un remplacement complet du direct. Une interface de télévision pourrait progressivement réunir la recherche dans plusieurs catalogues, les programmes en direct, le replay, les abonnements et certains services tiers. Les comptes et la facturation pourraient également être centralisés.
Cette agrégation ne garantira pas un catalogue universel. Les ayants droit peuvent conserver des exclusivités et les contrats peuvent limiter la disponibilité selon le pays, l’appareil ou la fenêtre d’exploitation. En pratique, la promesse la plus réaliste est celle d’une navigation plus simple entre des services légalement distribués, et non celle d’un accès automatique à tous les contenus.
2. Les bundles et la facturation unifiée gagneront en importance
Le nombre d’abonnements atteint un plafond dans plusieurs marchés, alors que les revenus continuent de progresser grâce aux hausses de prix et aux offres groupées. Au Royaume-Uni, le rapport Ofcom Media Nations 2026 indique que les revenus de la télévision payante et de la vidéo à la demande par abonnement ont progressé de plus d’un milliard de livres en 2025, tandis que le nombre d’abonnés plafonnait. Il indique aussi que 70 % des foyers britanniques disposaient d’au moins un abonnement SVoD au premier trimestre 2026, soit seulement deux points de plus qu’en 2022 [3].
Le bundling, ou regroupement d’offres, répond à une difficulté concrète : les utilisateurs veulent limiter la multiplication des applications et des prélèvements. Des modèles comme les bouquets regroupant plusieurs services ou les places de marché de chaînes tierces illustrent cette orientation au Royaume-Uni [3].
Pour la France, il est trop tôt pour affirmer qu’un modèle unique s’imposera. Un opérateur télécom, un fabricant de téléviseurs, une grande plateforme ou une application de recherche peuvent tous chercher à devenir le point d’entrée principal. L’agrégation peut simplifier l’expérience, mais elle peut aussi rendre les tarifs plus complexes. Un prix mensuel bas peut cacher des options, des engagements, des publicités ou des paiements additionnels.
3. Les offres avec publicité et les chaînes FAST s’installeront dans le paysage
Les offres hybrides combinant abonnement et publicité constituent déjà un segment important. En Europe occidentale, les formules SVoD avec publicité représentaient 25 % des abonnements au premier trimestre 2025, soit près de 70 millions d’utilisateurs selon les données relayées par Señal News [4]. Ce chiffre mesure des abonnements, pas le temps réellement regardé ni la rentabilité de chaque utilisateur.
Les chaînes FAST (Free Ad-Supported Television) sont des chaînes linéaires gratuites financées par la publicité. Omdia estimait qu’en avril 2025, 17 % des adultes internautes français regardaient chaque mois des services FAST. Le taux atteignait 26 % au Royaume-Uni, 25 % en Allemagne et 35 % en Espagne [5]. L’écart français peut indiquer un potentiel de progression, mais il ne constitue pas une prévision nationale pour 2027.
Omdia prévoyait par ailleurs une progression des revenus FAST mondiaux d’environ 6 milliards de dollars en 2025 à 11 milliards en 2030. Ces chiffres sont mondiaux et ne doivent pas être transposés mécaniquement au marché français [5]. En 2027, la concurrence pourrait porter sur la qualité de la découverte, la mesure d’audience, la pertinence de la publicité et la capacité à réunir chaînes linéaires et contenus à la demande.
Pour l’utilisateur, le prix facial peut baisser, mais en contrepartie d’interruptions et d’une utilisation potentielle des données à des fins de personnalisation publicitaire. Une offre fiable doit distinguer clairement les contenus gratuits, les contenus inclus et ceux soumis à un paiement supplémentaire.
4. La qualité vidéo reposera sur l’adaptation, pas seulement sur la 4K
La qualité perçue dépend de plusieurs facteurs : temps de démarrage, rebuffering, résolution effectivement servie, latence, stabilité du réseau et compatibilité de l’appareil. Une connexion affichant un débit élevé ne garantit donc pas une lecture régulière.
Bitmovin indiquait en 2025 que la maîtrise des coûts constituait la principale difficulté déclarée par 38 % des professionnels interrogés. L’insertion publicitaire était citée par 37 % et la fiabilité de lecture sur tous les appareils par 31 % [6]. Ces résultats montrent que l’encodage, le stockage, la bande passante, le CDN et l’observabilité QoE sont aussi des enjeux économiques que techniques.
Pour 2027, le scénario le plus prudent est celui de ladders adaptatifs multi-codecs. H.264 devrait rester important pour l’universalité. HEVC devrait conserver une place dans de nombreux usages 4K et HDR. AV1 pourrait progresser là où les appareils le décodent efficacement. VVC peut rester pertinent dans certains déploiements contrôlés, mais son calendrier dépend de la prise en charge matérielle, des licences et des coûts d’encodage [7].
La stratégie la plus robuste pour un fournisseur autorisé consiste donc à prévoir des profils de repli et une adaptation dynamique au réseau. La mention « 4K » doit être accompagnée d’informations sur les appareils compatibles, le codec utilisé et les conditions réseau indicatives.
5. Le direct, le sport et la publicité adressable renforceront la concurrence
Les services de streaming prennent une place croissante dans les droits sportifs. Selon BCG, ils représentaient 20 % des dépenses mondiales de droits sportifs en 2025, contre 8 % en 2021. L’étude indique également que 82 % des acheteurs publicitaires interrogés envisageaient d’augmenter leurs investissements dans la télévision connectée sportive programmatique [8].
BCG estime qu’un potentiel additionnel de 2 à 4 milliards de dollars de revenus annuels pourrait être accessible aux éditeurs d’ici 2028. Il s’agit d’une estimation conditionnelle, et non d’un résultat acquis [8]. La diffusion du sport en direct exige en effet des droits coûteux, une forte capacité technique, une faible latence, une gestion des pics et un support réactif.
Cette tendance peut rendre les bouquets sportifs plus attractifs, mais elle peut aussi accentuer la fragmentation des droits. Un fournisseur légal doit donc préciser les compétitions incluses, les territoires couverts, les appareils compatibles, les éventuelles restrictions et les conditions de renouvellement. Il ne devrait pas promettre « tous les sports » ou « toutes les chaînes » sans preuve contractuelle.
6. L’intelligence artificielle améliorera la découverte, avec des garde-fous
La recherche de contenus est devenue une friction mesurable. Une enquête Gracenote/Nielsen menée en 2025 auprès de 3 000 consommateurs dans six pays indique que 45 % des répondants trouvent l’expérience du streaming accablante. Les répondants français déclaraient passer en moyenne 26 minutes à trouver un programme. Dix-neuf pour cent abandonnaient une session lorsque la recherche échouait et 49 % se disaient prêts à résilier un service pour cette raison [9].
Ces données rendent plausible le développement de recherches en langage naturel, de recommandations multimodales et d’assistants capables de comprendre une intention comme « regarder un documentaire court sur le climat ce soir ». Les métadonnées enrichies et les profils par membre du foyer pourraient aussi améliorer la pertinence des résultats.
L’IA pourrait également renforcer la personnalisation publicitaire. L’IAB indiquait en juillet 2025 que 86 % des acheteurs publicitaires utilisaient ou prévoyaient d’utiliser l’IA générative pour créer des publicités vidéo. Parmi eux, 42 % l’employaient pour produire des variantes destinées à différents publics, 38 % pour modifier le style visuel et 36 % pour améliorer la pertinence contextuelle [10]. Cette enquête décrit les intentions des acheteurs publicitaires ; elle ne prouve pas que tous les services IPTV proposeront une personnalisation avancée en 2027.
La personnalisation devra rester contrôlable. Un service devrait expliquer les principaux facteurs d’une recommandation, permettre de corriger ou désactiver l’historique et distinguer clairement publicité, contenu sponsorisé et recommandation éditoriale. Une interface plus intelligente ne doit pas devenir une interface plus opaque.
7. Les droits, la lutte contre le piratage et la confiance deviendront des critères de choix
L’IPTV est une technologie de distribution. Elle n’est pas légale ou illégale par nature. La légalité dépend des autorisations détenues pour les programmes, les territoires, les appareils et les périodes d’exploitation.
Le bilan de l’Arcom publié le 23 mars 2026 indiquait que la consommation illicite avait reculé de 34 % depuis 2021, mais concernait encore 14 % des internautes, soit environ 7,7 millions de personnes. Près de 15 200 noms de domaine avaient été bloqués. Les blocages liés aux services sportifs avaient augmenté de 71 % entre 2024 et 2025, et ceux visant les sites miroirs de 37 % [11]. Le recul global ne signifie donc pas la disparition du piratage, notamment pour le sport en direct.
L’EUIPO, dans des données allant jusqu’en 2022, observait pour sa part une hausse de 3,3 % du piratage numérique européen en 2022. La télévision représentait 48 % des accès à des sites contrefaisants, le streaming 58 % des accès illicites de contenus TV, et le piratage des événements sportifs en direct avait progressé de 30 % entre 2021 et 2022 [12]. Ces chiffres sont antérieurs à 2027 et ne doivent pas être présentés comme une mesure actuelle du marché français.
À l’horizon 2027, les blocages dynamiques et la coopération entre ayants droit, autorités et intermédiaires pourraient devenir plus rapides. La Commission européenne décrit déjà la généralisation progressive des injonctions dynamiques et des blocages temporaires ou actualisables pour les retransmissions en direct, tout en soulignant l’hétérogénéité des pratiques nationales et la nécessité de garanties contre les erreurs de blocage [13].
Pour les offres légales, la confiance doit être vérifiable. L’opérateur juridique, les droits revendiqués, les territoires, les tarifs, les conditions de résiliation, la politique de confidentialité et le support doivent être clairement identifiables.
Tableau de synthèse des tendances 2027
| Tendance | Fait ou signal disponible | Évolution probable en 2027 | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Télévision connectée | 84 % des téléviseurs français étaient connectés parmi les foyers équipés en 2025 [1] | Interfaces regroupant direct, replay, VOD et services tiers | Les droits et exclusivités limitent la promesse d’un catalogue universel |
| Agrégation et bundles | Les revenus progressent au Royaume-Uni malgré un nombre d’abonnés qui plafonne [3] | Recherche, comptes et facturation plus unifiés | Les options et paiements additionnels peuvent complexifier le prix réel |
| Publicité et FAST | 25 % des abonnements SVoD d’Europe occidentale incluaient de la publicité au T1 2025 [4] | Plus de paliers avec publicité et de chaînes linéaires gratuites | Interruptions, ciblage publicitaire et mesure d’audience |
| Codecs et QoE | Coûts, publicité et fiabilité figurent parmi les principales difficultés des professionnels [6] | Profils multi-codecs et adaptation dynamique au réseau | Compatibilité appareil, licences et qualité réellement servie |
| Direct et sport | 20 % des dépenses mondiales de droits sportifs provenaient du streaming en 2025 selon BCG [8] | Plus de bouquets spécialisés et de publicité adressable | Coût des droits, latence, pics d’audience et territoires |
| IA et découverte | 26 minutes en moyenne pour trouver un programme chez les répondants français de l’enquête Gracenote/Nielsen [9] | Recherche en langage naturel et recommandations explicables | Données personnelles, biais, erreurs et opacité |
| Légalité et confiance | 14 % des internautes français concernés par la consommation illicite selon le bilan Arcom 2026 [11] | Vérification accrue des droits et blocages plus réactifs | Risque de surblocage et persistance des offres opaques |
Conséquences pour les utilisateurs
Pour les utilisateurs, le bénéfice principal attendu est la simplicité. Une recherche transversale pourrait éviter de parcourir plusieurs applications. Un guide unifié pourrait clarifier si un programme est inclus, disponible avec publicité, proposé en option ou absent du territoire. La reprise multi-écrans pourrait faciliter le passage du téléviseur au mobile.
La contrepartie probable sera une plus grande complexité des choix. Il faudra comparer le prix, les publicités, les exclusivités, la qualité d’image, la disponibilité du direct, les appareils compatibles, la durée d’engagement et les conditions de résiliation. Une hausse de l’agrégation ne signifie pas automatiquement une baisse du coût total.
La qualité dépendra également de la régularité de lecture. Une offre annoncée en 4K peut réduire la résolution si le réseau est instable, si l’appareil ne décode pas le codec ou si le profil HDR n’est pas pris en charge. La stabilité, le temps de démarrage et la latence seront donc des indicateurs plus utiles qu’un chiffre isolé.
Enfin, un prix bas ne constitue pas une preuve de légalité. Une offre payante peut être non autorisée. L’utilisateur doit rechercher l’identité du vendeur, les mentions légales, les conditions de paiement, la politique de données et des informations cohérentes sur les chaînes et les territoires.
Conséquences pour les fournisseurs IPTV autorisés
Pour un fournisseur autorisé, la différenciation devrait se déplacer du nombre brut de chaînes vers la qualité de distribution. Un catalogue légal et documenté, une disponibilité exacte, une facturation compréhensible et un support accessible constituent des avantages plus durables qu’une promesse vague de volume.
L’offre devrait présenter une matrice actualisée des appareils, systèmes d’exploitation, résolutions, codecs et fonctions disponibles. Elle devrait aussi indiquer les exigences réseau indicatives, la latence attendue pour le direct lorsque cette information est pertinente, les limites territoriales et les conditions de renouvellement.
L’agrégation peut devenir une opportunité si elle repose sur des partenariats licites. Les contenus propres, les services tiers, les chaînes FAST et les options payantes doivent être séparés clairement. Cette présentation évite de laisser croire qu’un fournisseur détient des droits qu’il ne possède pas.
La personnalisation peut réduire le temps de recherche, mais elle exige une gouvernance des données. Les fournisseurs doivent prévoir le consentement lorsque cela est nécessaire, des réglages de profil, une information sur les recommandations, une séparation entre publicité et éditorial, ainsi qu’une possibilité de correction lorsque l’automatisation se trompe.
Le sport et le direct nécessitent enfin une mesure de qualité de service. Le suivi du démarrage, des rebufferings, de la résolution réellement servie et de la latence peut guider les investissements dans l’encodage, les CDN, la capacité et le support lors des événements.
Conseils pratiques avant de choisir une offre en 2027
- Vérifiez l’identité du fournisseur. Recherchez une société identifiable, des mentions légales, une adresse de contact et des conditions générales accessibles.
- Demandez ce que couvre réellement l’abonnement. Contrôlez les chaînes, programmes, territoires, appareils et périodes d’exploitation inclus.
- Distinguez inclusions et options. Une offre peut regrouper une application, mais facturer séparément certains services, événements ou chaînes premium.
- Comparez le coût total. Prenez en compte la durée d’engagement, le renouvellement, les frais additionnels et les éventuelles publicités.
- Contrôlez la compatibilité technique. Vérifiez le système d’exploitation, le codec, la résolution, le HDR, la connexion nécessaire et la possibilité de regarder sur plusieurs écrans.
- Évaluez la qualité du direct. Pour le sport ou les événements, recherchez des informations sur la latence, la stabilité et l’assistance pendant les pics d’audience.
- Lisez la politique de confidentialité. Comprenez quelles données sont utilisées pour le compte, les recommandations et la publicité, et quels réglages sont disponibles.
- Méfiez-vous des promesses absolues. « Toutes les chaînes », « tous les pays » ou « accès garanti à tout » sont des formulations à confronter à la preuve des droits.
Pour approfondir la comparaison d’une offre autorisée, consultez le test IPTV de Box Internet. Pour découvrir les différentes catégories de services et leurs modalités, voyez également la page services.
Légalité et confiance : les vérifications essentielles
Un service IPTV est autorisé lorsqu’il dispose des droits nécessaires pour retransmettre les contenus proposés dans les territoires concernés. La technologie utilisée, l’existence d’une application ou le paiement d’un abonnement ne suffisent pas à établir cette autorisation.
Les signaux de confiance sont cumulatifs. Un fournisseur sérieux doit pouvoir identifier l’entité qui vend le service, présenter des conditions tarifaires et de résiliation compréhensibles, expliquer les traitements de données et fournir une assistance. Il doit aussi décrire avec précision les limites de son catalogue. La présence de moyens de paiement reconnus est utile, mais elle ne remplace pas la vérification des droits.
À l’inverse, un catalogue anormalement vaste, des prix très éloignés du marché, l’absence d’informations juridiques, des demandes de paiement inhabituelles ou des promesses d’accès universel doivent inciter à la prudence. Les offres non autorisées peuvent également exposer à des risques de logiciels malveillants, d’hameçonnage, de publicité intrusive et de qualité instable [11] [14].
Cet article ne recommande aucun contournement de droits, de géoblocage ou de dispositif de sécurité. Les mesures de lutte contre le piratage doivent toutefois rester proportionnées et prévoir des garanties contre les erreurs de blocage, comme le souligne l’analyse de la Commission européenne [13].
FAQ SEO sur le streaming et l’IPTV en 2027
L’IPTV sera-t-elle légale en 2027 ?
L’IPTV restera une technologie neutre. Elle sera légale lorsque le service disposera des autorisations nécessaires pour les contenus, les territoires et les périodes concernés. Un abonnement payant n’est pas automatiquement légal. Il faut vérifier l’identité du fournisseur, les droits annoncés et les conditions de service.
Qu’est-ce qu’une offre FAST ?
FAST signifie Free Ad-Supported Television. Il s’agit généralement de chaînes linéaires accessibles gratuitement, financées par la publicité. Elles se distinguent de la SVoD, qui donne accès à un catalogue à la demande, et d’une offre payante classique. Les catégories peuvent toutefois varier selon les opérateurs et les marchés.
Les offres IPTV avec publicité coûteront-elles moins cher ?
Elles peuvent afficher un prix inférieur en échange d’interruptions publicitaires et d’une personnalisation potentielle. Ce n’est pas garanti pour chaque service. Il faut comparer le prix total, le catalogue, la fréquence des publicités, la qualité vidéo, les appareils compatibles et l’utilisation des données.
La 4K sera-t-elle la norme pour tous les services ?
Aucune source fournie ne permet de l’affirmer. La 4K dépend des droits, du catalogue, de l’encodage, du codec, de l’appareil et de la connexion. En 2027, une expérience régulière et une adaptation correcte au réseau pourraient compter davantage qu’une résolution maximale affichée dans une publicité.
Quel codec vidéo faut-il privilégier ?
Il n’existe pas un codec universellement supérieur pour tous les appareils. H.264 favorise la compatibilité, HEVC reste utile pour de nombreux usages 4K et HDR, et AV1 peut être pertinent sur les terminaux compatibles. VVC pourrait progresser dans certains environnements, mais son adoption dépend encore du matériel, des licences et des coûts [7].
L’intelligence artificielle remplacera-t-elle les guides TV ?
C’est improbable à court terme sous la forme d’un remplacement complet. En revanche, la recherche en langage naturel, les recommandations et les assistants pourraient compléter les guides classiques. Leur utilité dépendra de la qualité des métadonnées, de la disponibilité des droits, de la transparence et du contrôle laissé à l’utilisateur.
Comment reconnaître un fournisseur IPTV fiable ?
Vérifiez son identité juridique, ses mentions légales, ses droits et territoires, ses tarifs, ses conditions de résiliation, ses appareils compatibles, son support et sa politique de confidentialité. Une promesse de catalogue illimité ou universel sans explication contractuelle doit être considérée avec prudence.
Les bundles réduiront-ils la facture mensuelle ?
Ils peuvent simplifier la gestion et parfois réduire le prix facial. Ils ne garantissent pas une baisse du coût total. Les options, engagements, services additionnels, publicités et renouvellements peuvent modifier la facture réelle. Il faut comparer les conditions complètes plutôt que le seul prix d’appel.
Conclusion
En 2027, le streaming et l’IPTV autorisée devraient probablement devenir plus intégrés, plus personnalisés et plus hybrides. Les offres groupées, les chaînes FAST, les formules avec publicité, le direct sportif et les assistants de recherche peuvent répondre à la fragmentation actuelle. Les données disponibles montrent toutefois un marché encore hétérogène, avec des écarts entre la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et les autres pays européens.
La tendance la plus solide n’est pas la disparition de la télévision, mais la convergence des usages sur des téléviseurs connectés. La valeur se déplacera vers la découverte, la simplicité, la stabilité, la compatibilité et la confiance. Pour les utilisateurs comme pour les fournisseurs, la prudence reste essentielle : les droits territoriaux, les prix, la réglementation, les données personnelles et les choix techniques peuvent encore faire varier fortement le scénario de 2027.
Références
Les références ci-dessous correspondent aux citations numérotées utilisées dans l’article. Les chiffres et prévisions doivent être lus avec leur date, leur périmètre géographique et leurs limites méthodologiques.
- Arcom — Audio-video trends 2025
- Médiamétrie — L’année TV et vidéo 2025
- Ofcom — Media Nations 2026 UK report
- Señal News — Ad-tiered plans drive a quarter of Western European SVoD subscriptions
- Omdia — Spain leads Europe in FAST viewing as global revenues climb toward 11 billion dollars by 2030
- Bitmovin — Video Developer Report 2025
- Streaming Media — Analysis of VVC, AV1 and LCEVC
- Boston Consulting Group — Catching the next wave of revenue in live connected TV
- Gracenote — Impact of ineffective content discovery on streaming happiness
- IAB — Nearly 90% of advertisers will use generative AI to build video ads
- Arcom — La lutte contre le piratage des contenus culturels et sportifs en 2025
- EUIPO — Online piracy study on TV shows and live sports
- Commission européenne — Évaluation de la lutte contre le piratage des contenus en direct
- Arcom — Legal supply and piracy FAQ




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